Le devenir des Acadiens de Boulogne

La première génération des Acadiens de Boulogne disparue, restaient les veuves et ceux qui deviendront des Boulonnais à part entière.

Marie Aucoin, fille de Firmin et Geneviève Duchenne, épouse en 1809 Edouard Haffreingue et devient par la même occasion belle-soeur de Mgr Haffreingue, reconstructeur de la cathédrale de Boulogne. C'est chez Edouard Haffreingue que décède en 1823 Anne Marie Aucoin, soeur adoptive de Firmin, arrivée à Boulogne depuis quelques temps.

Hyacinthe Aucoin, oncle de Firmin, établi à Calais depuis son union avec Marie Barbe Laidez en 1763, donne le jour à une nombreuse descendance. Un des membres de cette famille, Vincent Aucoin, réside à Boulogne après son mariage en 1802 avec une demoiselle Pollet dudit lieu.

La famille Gotreau de Boulogne perdure jusqu'à la fin du XIXème siècle. Les trois fils de Gervais Gotrot exercent des emplois dans la Marine: officier, capitaine au long cours, maître de port de 1ère classe. L'un d'eux est même nommé chevalier de la Légion d'Honneur. Ils semblent avoir accédé à une certaine aisance. Les Gotrot sont attestés à Boulogne jusqu'en 1892, date du décès de Charlotte Jeanne, petite-fille de Gervais.

Vers 1809 arrive à Boulogne un autre Acadien, jeune recrue de la Marine, qui va s'y fixer pour y donner une nombreuse descendance: il s'agit de Pierre François Trahan natif de Sauzon (Belle-Isle) dans le Morbihan. Il épouse Françoise Sophie Marguerite Hornay de 4 ans sa cadette en 1816 dont il a cinq enfants. Les membres de cette famille seront essentiellement marins. Des membres de la famille Trahan de Boulogne demeurent encore de nos jours à Boulogne.

 

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